Tourisme : La Tunisie espère un retour à l'avant-révolution fin 2012
Lundi ,Ms Mehdi Houas le ministre tunisien du Tourisme a déclaré tabler sur un retour fin 2012 de l'activité touristiquedans le pays à son niveau d'avant la révolution du Jasmin en janvier, alors que la fréquentation accusait encore un repli de 36% cet été.
Au lendemain de la révolution, "l'objectif était de réaliser 50%" de 2010", a rappelé M. Houas devant la presse à Paris. Mais depuis, le conflit libyen "a eu un impact sur le tourisme estival et le repli atteignait 60% début juin", a-t-il souligné.
Or "pour la première fois" depuis janvier, "une décade, celle de début septembre, est meilleure en valeur absolue que la même décade de 2010", a-t-il relevé. Autrement dit, il y eu plus de touristes que l'année précédente aux même dates.
Entre le début de l'année et le 10 septembre, 3,2 millions d'étrangers sont venus en Tunisie, soit un repli de 36% sur un an (44% pour les Français). Le recul des nuitées était lui de 43% et celui des recettes de 41,2%.
M. Houas a souligné nourrir de grandes ambitions pour les cinq prochaines années. Pour 2012, "nous nous fixons comme objectif de revenir à la ligne de départ de 2010 et pour 2016 d'atteindre 10 millions de touristes, 70 millions de nuitées et 8 milliards de dinars de recettes", a-t-il détaillé.
En 2010, 6,9 millions de touristes sont venus en Tunisie dont 1,4 million de Français, 36 millions de nuitées ont été enregistrées ainsi que 3,5 milliards de dinars de recettes (1,78 milliard d'euros).
A titre de comparaison, le Maroc voisin a totalisé 9,3 millions d'entrées l'an dernier.
D'ici 2016, le produit aura aussi changé, a promis M. Houas. "70% de notre tourisme se fait sur 4 mois alors que notre climat permettrait de le faire sur douze mois", notamment dans le sud, a-t-il regretté.
Le ministre veut aussi que la Tunisie ne rime plus uniquement avec plages alors que son histoire a 3.000 ans et que ses différentes régions sont riches en patrimoine archéologique et humain.
Le pays développe également des marinas, "sources d'emplois" et veut capter la clientèle des croisières, le tout se transformant en mannes économique et sociale.
Si le secteur a subi un repli de 40% depuis janvier, "on est plus proche des 10% d'emplois perdus", a affirmé encore Mehdi Houas soulignant "la confiance de la profession dans l'activité malgré une forte pression tarifaire".
Le tourisme a représenté l'an dernier 7% du PIB tunisien et 400.000 emplois. Plus d'un Tunisien sur 10 tirait ses revenus du secteur.
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